Le Conseil des ministres s’oppose à un « seuil de bien-être » européen.

Dans le cadre du débat sur les pensions au Conseil EPSCO, la question de l’introduction d’un « seuil de bien-être » au niveau européen a été soulevée par le ministre belge des pensions, Michel Daerden au nom de la Présidence belge.

Cette dernière, dès le début de son mandat, avait évoqué une « formulation pour tendre vers un objectif de bien-être » tant au niveau national qu’au niveau européen. Michel Daerden estime que cet objectif pourrait être atteint avec une pension de retraite équivalant à 1 500 euros par mois et par une généralisation du second pilier de pension qui comprend les plans de pensions des entreprises. Mais cette idée a été rejetée, certains Etats membres (Les Pays-Bas, le Royaume-Uni, l’Irlande, la République tchèque, la Lettonie, le Portugal, la Suède et le Danemark) mettant en avant les grandes différences entre les systèmes nationaux. S’ils n’ont pas accepté le principe d’un objectif clair et chiffré, les ministres ont invité les Etats membres à travailler pour promouvoir le bien-être des personnes âgées dans tous les domaines de leur vie et notamment en assurant « des pensions de retraite adéquates, sûres et viables » mais également en garantissant l’accès au marché du travail.
Les échanges ont également porté sur l’intitiative de la Commission pour un Livre vert sur l’avenir des pensions mais, d’une manière générale, les interventions se sont en grande partie limitées aux réformes actuellement entreprises par Etats de l’UE, preuve d’une certaine réticence à considérer ce problème au niveau européen. Les ministres ont également fortement insisté sur la méthode ouverte de coordination, Michel Daerden proposant même de renforcer cet outil via la mise en place d’indicateurs.
Pour plus d’informations, voir: http://register.consilium.europa.eu/pdf/fr/10/st16/st16513.fr10.pdf