Coût liés au vieillissement

– 15 octobre 2006
Selon cette étude de la Commission européenne, et sur la base de la position budgétaire actuelle et de l’accroissement annoncé des coûts liés au vieillissement, les pays de l’UE peuvent être classés en trois groupes en ce qui concerne le risque qui pèse sur la viabilité de leurs finances publiques à long terme :
– pays à risque élevé (par ordre alphabétique) : Chypre, Grèce, Hongrie, Portugal, République tchèque et Slovénie.
– pays à risque moyen : Allemagne, Belgique, Espagne, France, Irlande, Italie, Luxembourg, Malte, Royaume-Uni, Slovaquie.
– pays à risque faible : Autriche, Danemark, Estonie, Finlande, Lettonie, Lituanie, Pays-Bas, Pologne et Suède.

Une stratégie en trois volets doit être mise en oeuvre pour faire face à l’incidence budgétaire du vieillissement. Tout d’abord, les États membres doivent atteindre et conserver des positions budgétaires saines et réduire leur dette publique plus rapidement. Des finances publiques saines constituent par ailleurs les conditions propices pour des taux d’intérêt faibles et une croissance économique élevée et stable. Ensuite, les États membres doivent relever les taux d’emploi, en particulier pour les femmes et les travailleurs plus âgés, et accroître la productivité de la main d’oeuvre. Enfin, les gouvernements doivent procéder à des réformes des systèmes de retraites, de soins de santé et de prise en charge de la dépendance pour faire en sorte qu’ils soient viables et appropriés. Dans la moitié environ des États membres, les réformes ont permis de réduire l’incidence budgétaire du vieillissement. Mais les réformes des retraites doivent nécessairement s’accompagner d’un allongement de la période de vie active. Cela permettrait d’accumuler davantage de droits à la retraite, ce qui entraînerait une incidence positive sur le niveau des retraites par rapport aux salaires à l’avenir. Toutefois, pour y parvenir, il est peut-être nécessaire de procéder à d’autres réformes structurelles.