Gérer l’incidence d’une population vieillissante

COM (2009) 180 – 6 mai 2009
Cette communication sur le vieillissement démographique présente les projections de dépenses liées au vieillissement. Compte tenu des taux de natalité attendus, de l’espérance de vie et des flux migratoires, la population actuelle de l’UE devrait rester au même niveau, soit environ 500 millions d’habitants, en 2060, mais elle sera nettement plus âgée. C’est à partir de 2015 que l’inversion se marquera le plus : les décès seront plus nombreux que les naissances. En 2060, la population des plus de 65 ans devrait représenter 30 % de la population totale, contre 17 % en 2008. Les plus de 80 ans devraient pratiquement tripler pour représenter 12 % du total. La diminution de la population active entraînerait également une diminution de la croissance potentielle alors que, sur la base des politiques actuelles, les dépenses publiques liées au vieillissement augmenteraient en moyenne d’environ 4¾ points de pourcentage du PIB d’ici à 2060 dans l’UE sous la forme de dépenses de retraites, de soins de santé et de prise en charge à long terme. Des progrès ont été accomplis dans la bonne direction durant la dernière décennie et depuis le précédent rapport sur le vieillissement démographique de 2006[, notamment par le biais de réformes des systèmes de retraite, mais également par un relèvement des niveaux d’emploi pour les femmes, grâce à la promotion d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie familiale. Alors que le taux d’emploi des plus de 55 ans a également augmenté, quelque 50 % des travailleurs seulement sont encore au travail à 60 ans, alors qu’ils ont encore en moyenne 24 ans à vivre dans le cas des femmes et 20 ans dans le cas des hommes, en meilleure santé qu’auparavant.