Democratizing development economics

Robert Zoelick, Democratizing development economics, World Bank, Georgetown University, 29 septembre 2010, 14 p.

Cette intervention du président de la Banque mondiale à l’université de Georgetown sonne comme un mea culpa de l’institution dans le traitement des problématiques macroéconomiques auxquelles elle a à faire face, et notamment dans l’édification de modèles de protection sociale. Après avoir dénoncé le fait que les économistes ont tendance à suivre « des lubies et des modes » et que « la banque mondiale a contribué à définir ces styles », Robert Zoellick constate que ces modes se sont « souvent écroulées sous les assauts des réalités ». Afin d’éviter de tomber à nouveau sur ces écueils, le Président de la Banque mondiale rappelle la nécessité de respecter trois vérités : tout d’abord, il est essentiel de se rappeler qu’il n’existe pas de recettes miracles, comme feu le consensus de Washington ou l’approche de la protection sociale en trois piliers, qui seraient applicables partout ; ensuite il faut éviter les approches purement économiques, dissociées des traditions nationales, historiques, et il faut accepter la pluridisciplinarité des solutions proposées ; enfin, la recherche économique doit rester humble et accepter la contestation pour conserver son aspect scientifique. A méditer…

Pour plus d’informations, voir : http://rodrik.typepad.com/09%2029%2010%20Zoellick%20speech%20at%20Georgetown.pdf