L’Europe mal-traitée, refuser le Pacte budgétaire et ouvrir d’autres perspectives

Les économistes atterrés, L’Europe mal-traitée, refuser le Pacte budgétaire et ouvrir d’autres perspectives, Les liens qui libèrent, 2012, 140 p.

Les auteurs de cet ouvrage, des économistes hétérodoxes et néo-keynesiens issus de différents centres de recherche (Université Paris XIII, OFCE, DARES), y critiquent le « Traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance », adopté par les chefs d’Etats et de gouvernement de l’UE. Ce traité, ou « Pacte budgétaire », qui propose notamment d’élever une « règle d’or » d’équilibre budgétaire au niveau constitutionnel, met en œuvre une politique d’austérité généralisée à l’échelle de l’UE. Pour les économistes atterrés, il ne s’attaque à aucune des causes de la crise actuelle et présente un danger pour l’euro tout en éludant le caractère nécessairement parlementaire de la prise de décision budgétaire, tant celle-ci relève d’un aspect conjoncturel et contra-cyclique. Les auteurs insistent notamment sur le fait que, si la politique néomercantiliste menée par les Etats du Nord leur a permis de modérer le déficit de leurs balances courantes, c’est justement parce que leurs partenaires européens ne suivaient pas la même politique qui, généralisée, conduirait à une dépression généralisée et une course au moins disant public. Leurs conclusions proposent des alternatives redistributives et écologiques (l’écologie étant analysée comme un vecteur d’innovation shumpeterien), la doctrine d’austérité européenne étant dénoncée comme procyclique et érigée en « principe naturel » non démontré. Dans ce cadre, Ils recommandent notamment l’interdiction des les transactions spéculatives, la régulation des produits de couverture, la mise en œuvre d’un marché pacifié par des autorités garde-fou, le recentrage les banques sur l’activité de crédit, La mise en place de banques publiques du développement durable et de l’innovation, ainsi que l’établissement d’une « Europe sociale fondée sur un socle solide et partagé » susceptible d’assurer une croissance redistributive non erratique, gage d’intégration et d’adhésion des peuples.

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