La crise de l’euro et son impact sur les politiques sociales nationales et européennes

ETUI, La crise de l’euro et son impact sur les politiques sociales nationales et européennes, 1 Octobre 2013. 44 pages.  

Cette étude fait un état des lieux sur la série de réformes sociales menées depuis le début de la crise de l’euro. Les auteurs affirment que diverses fenêtres d’opportunités ont permis d’imposer une vision particulière du modèle d’union monétaire européenne. Dans cette vision, confrontée aux pressions de compétitivité, la variable d’ajustement est la dimension sociale, faute d’une intégration politique de poids. Si les réformes sociales ont été justifiées par le discours officiel de la crise, elles ne sont pas, dans les faits, liées à la conjoncture et au cycle économique. Au contraire, les pays qui ont connu les taux de chômage les moins élevés sont ceux qui possèdent les institutions de protection sociale et les mécanismes de négociation d’accords collectifs les plus solides. Le discours de la nécessité de réduction des dépenses publiques (notamment de santé et d’éducation), soutenu par des institutions de la gouvernance économique telle que le FMI, a modifié les équilibres de pouvoir et a reconfiguré d’importants éléments du modèle social des pays les plus affectés par l’austérité. Pour infléchir cette tendance, il faut remettre la dimension sociale au centre de l’agenda politique national et européen. Dans ce contexte, la communication récente de la Commission sur la dimension sociale de l’UEM est positive.

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http://www.etui.org/fr/Publications2/Working-Papers/La-crise-de-l-euro-et-son-impact-sur-les-politiques-sociales-nationales-et-europeennes