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8 mars, piqûre de rappel sur l’(in)égalité entre les hommes et les femmes.

Comme chaque année, le 8 mars, la journée internationale de la femme rappelle que les femmes ne sont pas traitées à l’égal des hommes.

Pour ne reprendre que quelques chiffres : seules 17,8 % de femmes sont dans les conseils d’administration des grandes entreprises dans l’UE, alors qu’elles représentent plus de 60 % des diplômés universitaires.

De même, comme le mentionne encore le dernier rapport de la Commission européenne sur le sujet, l’écart salarial hommes-femmes est toujours de16,4 % en moyenne dans l’UE à compétences égales-avec des fossés plus prégnants au sommet des entreprises.

Préoccupants également, les résultats du sondage réalisé par l’Agence des droits fondamentaux  selon lequel un tiers des Européennes disent avoir déjà subi des violences physiques  et/ou sexuelles depuis l’âge de 15 ans. La non-mixité au travail est aussi  un facteur de discrimination qui renforce clichés et  préjugés à l’égard des femmes, avec des conséquences en termes de rémunération, progression de carrière mais aussi protection sociale (notamment à l’heure de la retraite).

 

Mais il ne faut pas pour autant minimiser les avancées : si seuls 35% des sièges au Parlement européen sont détenus par des femmes, celles-ci ont su se positionner sur des domaines stratégiques, en particulier au sein de la commission des affaires économiques et monétaires (ECON) que Sharon Bowles (ADLE, UK) a présidé, et dans laquelle Sylvie Goulard (ADLE, France), Elisa Ferreira (S&D, Portugal) ou encore  Corien Wortmann-Kool (PPE, Pays-Bas)  ont joué un rôle clé.

 

D’où l’importance de soutenir les efforts pour promouvoir l’égalité entre les hommes et les femmes, aux niveaux européen et national, tels que le « paquet européen pour la conciliation » de l’Alliance 2014 qui poursuit les premiers positionnements de l’UE sur le sujet, même s’ils peinent à se concrétiser.

 

En effet, les initiatives relatives aux congés de maternité, de paternité et parentaux sont un des outils du paquet « réconciliation » envisagés à l’échelon européen en complément du développement des dispositifs de prise en charge des jeunes enfants au niveau des Etats membres.

 

L’UE a ici une valeur ajoutée qu’elle devrait chercher à concrétiser, malgré les réticences de certains Etats membres (Royaume-Uni et certains pays scandinaves notamment) pour permettre l’élaboration d’une politique de conciliation garantissant des standards minimums visant à concilier les responsabilités professionnelles et familiales des citoyens européens en général et des européennes en particulier.

 

Le retrait de la proposition de directive sur le congé de maternité, qui constituait un élément du « paquet réconciliation »

révèle la frilosité d’élever le débat à l’échelle de l’UE. Cette proposition  marquait pourtant une certaine volonté politique d’engagement vers la réalisation de cette conciliation entre vie privée et vie professionnelle.

L’engagement des  futurs députés sur ce dossier pourrait être déterminant…