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Dernière ligne droite avant la première session plénière du Parlement européen 2014-2019

Le Parlement européen travaille d’arrache-pied à la constitution de ses groupes politiques et à la répartition des nouveaux eurodéputés dans chacune des 22 commissions thématiques du Parlement.

 

L’échéance est très courte puisque le grand marchandage dans la constitution des groupes doit s’achever le 24 juin. C’est en effet après cette date que l’on connaitra le nombre de groupes parlementaires constitués, le nombre d’eurodéputés répartis dans chacun de ces groupes et également la proportion des non-inscrits.

 

Etre membre d’un groupe parlementaire européen n’ouvre pas, en soi, le droit de déposer des amendements sur les textes en discussions ou même de rédiger des rapports (les non-inscrits disposent bien entendu du droit d’amender les textes et de les voter) mais l’affiliation à un groupe parlementaire européen en facilite grandement la possibilité.

Pourquoi ?

 

La répartition des postes-clés dans les 22 commissions thématiques parlementaires (Présidences, Vice-Présidences, coordinateurs de groupes politiques, rapporteurs/ shadow rapporteurs..) est fixée selon la méthode dite « d’Hondt ». Cette méthode de calcul du scrutin proportionnel prend en compte le nombre de sièges par groupe politique avec l’objectif d’avantager les listes ayant bénéficié du plus grand nombre de voix et de défavoriser par conséquent les plus petits groupes politiques (ce qui serait le cas du Groupe européen impulsé par le Front National, si les conditions de sa création sont toutefois réunies…).

 

Par ailleurs, chaque Président de groupe politique a son mot à dire au sein de la Conférence des Présidents de groupes du Parlement européen, réunion hebdomadaire stratégique qui fixe l’agenda de l’hémicycle.

 

Appliquée aux partis politiques français, cette méthode de calcul met en évidence le net recul de la délégation socialiste française (13 députés européens) au sein du groupe des Socialistes et Démocrates – S&D (189 eurodéputés) et au contraire le regain d’influence de l’UMP qui devient la troisième délégation nationale (20 eurodéputés) au sein du Parti Populaire européen (PPE).Cependant, la négociation des postes-clés pour les députés européens français au sein du Parlement européen ne dépend pas seulement  de la méthode de calcul mais également de la proportion de députés sortants expérimentés.

La France se révèle perdante dans ce cas puisque, par exemple, 3 eurodéputés expérimentés de la précédente législature n’ont pas été élus ou ne se sont pas représentés.

C’est le cas Daniel Cohn-Bendit (Verts/ALE), Catherine Trautmann (S&D) ou encore Jean-Paul Gauzès (PPE)…