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Les grandes lignes du futur programme de Jean-Claude Juncker à la tête de la Commission européenne.

Jean-Claude Juncker a présenté aux eurodéputés réunis en session plénière, mardi 15 juillet, les principaux axes de son futur programme à la tête de la Commission européenne, peu avant un vote favorable de 422 voix, 250 contre et 47 abstentions.

 

Le programme, sous forme de document explicatifde 15 pages, traduit dans toutes les langues de l’UE, a été transmis à chacun des 751 eurodéputés.

Il est principalement issu des auditions de Jean-Claude Juncker devant les sept groupes politiques du Parlement européen qui ont eu lieu les 8 et 9 juillet derniers. Pour rappel, le groupe du Parti populaire européen (PPE), auquel appartient Jean-Claude Juncker, ne détient que 221 sièges sur les 751.

Le préprogramme de Jean-Claude Juncker a reflété par conséquent le compromis trouvé  avec le groupe des socialistes et démocrates européens (S&D, 191 sièges). Des concessions ont aussi été faites aux Libéraux (ALDE, 67 élus) et aux Verts (Verts/ALE, 50 élus).

Ces orientations générales devraient être précisées par la suite par les candidats commissaires en septembre-début octobre et définitivement adoptées lors du vote du Collège des Commissaires par les parlementaires avant le 1er novembre 2014.

 

A l’heure actuelle, quelques propositions seulement touchent directement ou indirectement aux activités de la Sécurité sociale. En effet, Jean-Claude Juncker n’a pas retenu la proposition du Président français, François Hollande, de mettre sur pied un plan européen d’investissements publics-privés de 1200 milliards d’euros sur cinq ans. Il est allé plus loin en refusant toute flexibilité du pacte de stabilité et de croissance, ce qui aurait permis par exemple d’exclure certaines dépenses liées aux administrations de Sécurité sociale du calcul de la dette et du déficit…

Une révision « ciblée » de la directive sur les travailleurs détachés a été annoncée, sans que l’on sache s’il s’agit de la directive initiale de 1996 ou celle d’exécution adoptée en mai 2014 et actuellement en phase de transposition. Jean-Claude Juncker insiste par ailleurs sur la mise en place d’une évaluation des incidences sociales des programmes nationaux de réforme et de convergence et de stabilité des 28 Etats Membres. Jean-Claude Juncker souhaite enfin étendre la Garantie Jeunesse aux jeunes de 25 à 30 ans, encourager les Etats membres à mettre en place un salaire minimum ou encore maintenir coûte que coûte la directive dite « anti-discrimination » bloquée depuis de nombreuses années au Conseil…

 

Toutes ces annonces de bon sens auront toutefois besoin d’être affinées et renforcées par la suite…