L’Agence européenne des médicaments au cœur des disputes sur le Brexit.

Depuis le déclenchement de l’article 50, l’Union européenne et le Royaume-Uni s’organisent et se mettent en ordre de marche pour les négociations. Alors que David Davis, le ministre du Brexit, avait déclaré que le Royaume-Uni était prêt à négocier pour garder les deux agences européennes actuellement présentes sur son territoire, l’Autorité bancaire européenne (ABE) et l’Agence européenne des médicaments (EMA), la Commission européenne a fermement rejeté cette idée. La Commission européenne a, par ailleurs, rappelé le devoir du Royaume-Uni de faciliter les transferts des deux agences afin d’alléger le plus possible les coûts financiers afférents. Elle a aussi  invité les Etats membres à se mettre d’accord rapidement sur la localisation des deux agences, conformément à la déclaration commune des agences décentralisées de 2012 qui fixe des critères à prendre en compte pour le choix de la localisation.

Plusieurs Etats membres ont déjà proposé d’accueillir l’EMA dont la France et les Pays-Bas qui ont proposé les villes de Lille et Amsterdam.

De leur côté, des organisations européennes de patients, notamment le Forum Européen des Patients (EPF), le Bureau des Consommateurs européens (BEUC) et la plateforme des maladies rares (Eurordis) ont tiré la sonnette d’alarme sur les conséquences désastreuses que pourraient avoir une relocalisation trop lente de l’EMA sur les systèmes de santé.

Pour plus d’informations, voir :

http://www.beuc.eu/publications/beuc-x-2017-037_ipa_ema_relocation.pdf

https://europa.eu/european-union/sites/europaeu/files/docs/body/joint_statement_and_common_approach_2012_fr.pdf

Pour consulter le REIF Info n°277: