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Présentation de la proposition de directive sur la conciliation vie privée-vie professionnelle en commission parlementaire Emploi.

Présentation de la proposition de directive sur la conciliation vie privée-vie professionnelle en commission parlementaire Emploi.

Le 23 janvier 2018, la Commission a présenté aux eurodéputés de la commission Emploi et affaires sociales la proposition de directive sur la conciliation vie privée-vie professionnelle.

Olivier Bontout, chef d’unité sur la stratégie investissement social à la Direction générale Emploi, affaires sociales et inclusion a précisé le cadre dans lequel se situe cette initiative, celui du Socle européen des droits sociaux mais aussi la situation selon laquelle les femmes, de plus en plus éduquées, restent sous-représentées sur le marché du travail.

En termes de propositions politiques, trois axes sont développés : celui des congés parentaux (notamment un meilleur équilibre entre les congés disponibles pour les pères et ceux des mères) ainsi que d’une organisation flexible du travail, celui des services d’accueil formels de qualité et celui des incitations économiques.

David Casa (PPE, Malte), rapporteur au Parlement européen sur le sujet, a relevé l’importance de cette proposition tout en insistant sur les travaux encore nécessaires pour atteindre le juste équilibre entre les objectifs et les propositions, notamment en ce qui concerne le principe de non-transférabilité du congé parental, fixé à 4 mois dans le document de la Commission, ou encore le niveau de rémunération des congés, actuellement fixé au niveau de l’indemnité journalière maladie.

Pour la plupart des eurodéputés, la transférabilité (ou non-transférabilité) du congé parental est le principal enjeu. Si pour les députés Sociaux et démocrates (S&D), de la Gauche unitaire européenne (GUE) ou les Verts (Verts/ALE), seul un congé parental rémunéré au moins à hauteur de 80% du salaire permettra une implication des pères tandis que d’autres mettent en avant également l’enjeu de services d’accueil du jeune enfant de qualité et adéquats.

Concernant l’impact financier, la Commission a reconnu des coûts sur le court terme, qui seraient selon elle compensés par des bénéfices sur le long terme. Cette analyse est soutenue par certains eurodéputés, tels que Marita Ulvskog (S&D, Suède) qui rappelle qu’en Suède, les grandes entreprises ont constaté les avantages sur le long terme de politiques soutenant la participation des femmes au marché de l’emploi.

Pour plus d’informations, voir : http://ec.europa.eu/social/main.jsp?catId=1311&langId=fr

Pour consulter le REIF Info numéro 292: