Lors d’une conférence de haut-niveau tenue à Vienne les 10 et 11 septembre 2018, la fédération européenne des syndicats du secteur des services, UNI Europa, a adopté une déclaration en réaction à l’accroissement du décalage entre le nombre d’heures effectuées par les travailleurs et celui souhaité. Elle part du constat selon lequel certains travailleurs doivent travailler de plus en plus longtemps alors que d’autres sont contraints à des temps partiels involontaires. Elle est également une réaction à la récente loi autrichienne prévoyant une augmentation du travail journalier et hebdomadaire maximum qui passe de 8 heures à 12 heures par jour et de 40 à 60 heures par semaine.

Les syndicats appellent à une meilleure répartition des heures de travail et une adaptation en fonction des cycles de vie (afin de permettre un équilibre entre les responsabilités familiales et professionnelles, particulièrement pour les personnes ayant un enfant ou un parent à charge) et une meilleure prise en compte de besoins liés à l’apprentissage tout au long de la vie.

En parallèle, l’Institut des syndicats européens a soutenu ce mouvement en rappelant son étude parue en 2017 qui présente des données montrant qu’un employé sur trois dans l’UE souhaite moins travailler.

Pour plus d’informations, voir :

http://www.uni-europa.org/2018/09/14/unions-adopt-the-vienna-declaration-to-radically-overhaul-working-time/