30 ans après la chute du mur de Berlin, vers un nouveau projet d’unité européenne ?

Nous fêtions le 9 novembre les 30 ans de la chute du mur de Berlin. L’esprit d’unité d’alors préfigurait une forme d’élargissement de l’Union européenne qui a été ensuite actée en 2004 avec l’arrivée de 10 nouveaux membres. Unité, élargissement : l’Europe ne s’était jamais sentie aussi forte.

Aujourd’hui, l’Europe apparait pour de nombreux observateurs comme plus divisée que jamais. Si ces divisions sont nombreuses, un clivage marquant entre Europe de l’Ouest et Europe centrale et orientale porte sur la dimension sociale de l’UE, ce qui peut amener à relativiser le projet d’une Union politique. 

Dans tous les cas, les défis à venir ne pourront être relevés que collectivement.

Il faut donc renouveler dès maintenant l’UE autour d’un nouveau projet d’unité qui ne soit pas fait d’une opposition artificielle entre Etats nations qui seraient vertueux et d’autres qui le seraient moins, voire beaucoup moins ?

Gageons que la future Commission européenne, dont le sort devrait être décidé le 27 novembre lors de l’approbation du collège en plénière se saisisse de cette question.

Les récents changements annoncés par la Présidente élue, Ursula von der Leyen, sur les titres de portefeuilles de certains Commissaires vont dans le bon sens : l’on ne parle plus de la défense du modèle de vie européen mais de sa promotion, par exemple, ou encore, le poste de Commissaire à l’Emploi attribué à Monsieur Nicolas Schmit a été élargi aux droits sociaux

Si les mots sont porteurs de symbole et de mobilisation, ils doivent pouvoir être chargés d’un contenu.

Il est sage de conclure ce propos en reprenant les mots Président actuel de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker.  Dans une interview donnée au journal français Le Monde le 14 novembre dernier, Monsieur Juncker nous donne ses orientations  sur la future voie à suivre : « Il y a longtemps que je ne parle plus des « Etats unis d’Europe », notion qui ne récolte pas l’adhésion. L’Etat national reste une référence, pas seulement géographique, pour les peuples. Mais il faut comprendre que ces nations doivent collaborer. J’espère donc que le patriotisme sera double à l’avenir : national et européen. »

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