Si certains dossiers semblent avancer plutôt vite, voire étonnamment vite, à l’instar de la proposition de règlement établissant une Autorité européenne du Travail – la plupart des forces politiques au Parlement européen y étant, à des nuances près, favorables – le dossier épineux des règlements européens de coordination des systèmes de sécurité sociale semble bloqué en Commission Emploi. Aucune date de vote du projet de rapport de l’eurodéputé Guillaume Balas (S&D/FR) n’est pour l’instant prévue…

 

Or, si son contenu peut se révéler particulièrement technique, la position d’ores et déjà adoptée par le Conseil de l’UE le 21 juin dernier apporte des améliorations opérationnelles bienvenues, qui permettraient notamment de faciliter le travail et la coopération entre organismes nationaux de sécurité sociale… Or, il serait fort dommageable que le texte soit renvoyé aux calendes grecques et ne puisse pas être adopté lors de la législature actuelle.

 

La préparation du Brexit (accord de retrait éventuel et future relation UE-Royaume-Uni), devrait quant à elle perturber fortement l’agenda européen. L’éventualité d’« un no-deal » se profile au jour le jour, malgré l’ouverture du négociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, à un prolongement des négociations jusqu’à la mi-novembre. Le congrès des conservateurs britanniques, prévu fin septembre, pourrait affaiblir ou asseoir la position de la Première Ministre britannique exposée dans le Livre Blanc sur la future relation entre le Royaume-Uni et l’UE publié en juillet dernier.

 

Quoi qu’il en soit, l’UE avance, à pas discrets, notamment sur le front numérique. De nombreux projets européens sont en effet développés et contiennent un potentiel positif pour les citoyens, visant par exemple à améliorer l’accès aux soins de santé transfrontaliers et aux services à l’aide des technologies de l’information et de la communication.

 

Ce potentiel devra toutefois se concrétiser et être en conformité avec les nouvelles dispositions du Règlement Général sur la protection des données en ce qui concerne notamment le traitement des données médicales à des fins de recherche.

 

Le futur discours sur l’état de l’Union 2018 que le Président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, prononcera le 12 septembre 2018, le dernier de son mandat, devra être volontariste et tourné vers la résolution opérationnelle de préoccupations concrètes des citoyens européens à l’aune des futures élections de mai prochain …

 

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