C’est le hashtag de la semaine !

A la suite du discours sur l’état de l’Union de Jean-Claude Juncker prononcé le 12 septembre dernier devant le Parlement européen, les parties prenantes européennes ont abondamment commenté les propos du Président de la Commission européenne.

Ce dernier a précisé ne pas avoir souhaité en faire un discours bilan mais plutôt un programme d’actions pour les mois restant avant les élections européennes de mai 2019 et la nouvelle Commission qui suivra.

Parmi les priorités énoncées par Jean-Claude Juncker, la protection des valeurs européennes et particulièrement la démocratie ont été soulignées. Pour ne mentionner que les propos de la Présidente du groupe des Verts au Parlement européen, Ska Keller : « si l’Europe perd sa démocratie, elle est perdue ! ».

La remise en cause de la démocratie dans certains Etats de l’UE est critiquée mais aussi la montée des populismes et de l’extrême droite.

Or, ces derniers sont le résultat du processus démocratique mené dans le cadre d’élections nationales. C’est peut-être là toute l’ambivalence : la démocratie comme le gouvernement d’une minorité majoritaire aux urnes ? L’enjeu est donc la mobilisation de TOUS les citoyens européens, particulièrement ceux qui souhaitent soutenir le projet européen, les eurosceptiques étant a priori déjà prêts à aller voter en mai prochain.

Dans cette perspective, on a pu ressentir une certaine frustration de la part de nombreux acteurs européens. Plusieurs parties prenantes notent les lacunes du discours concernant les négociations en cours sur le prochain cadre financier pluriannuel, instrument pour la définition des priorités de l’UE que certains espèrent plus sociales mais aussi et surtout l’absence de mesures pour développer la dimension sociale de l’UE, dimension nécessaire pour (re)gagner la confiance des citoyens dans le projet européen.

Bien sûr, les prochains candidats aux sièges du Parlement européen sont en première ligne pour les élections européennes. Mais il semble évident que la Commission européenne a aussi un rôle à jouer dans la préparation des élections.

A ce titre, le Président de la future Commission qui devrait être nommé sur la base des résultats des élections au Parlement et définira la politique de la prochaine Commission, sera une figure déterminante. On suivra ainsi de très près les candidatures pour le poste de Spitzenkandidat, alors que le député allemand PPE Wanfred Weber s’est déjà positionné pour cette fonction.

1 State Of The European Union

 

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