La journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019, a fait partie des évènements marquants de cette dernière quinzaine. L’évènement a permis de mettre en lumière les avancées, mais aussi les progrès restant à accomplir dans l’atteinte de l’objectif encore lointain d’une parfaite égalité des genres.

Selon un rapport de l’organisation internationale du travail, un des facteurs marquant des inégalités entre les sexes dans l’emploi est une répartition inégale des responsabilités familiales – et la situation n’évolue guère. Selon l’étude de l’OIT, l’égalité des genres dans le monde du travail doit passer par la voie du droit : le droit à l’égalité des chances, à la non-discrimination, etc.

Il faudrait ainsi mettre en place des politiques et des structures inclusives de prise en charge des personnes, des conditions d’emploi permettant aux travailleurs d’assurer la prise en charges des personnes dépendantes (enfants ou proches handicapés) ou encore une protection sociale universelle.

Dans ces domaines, la future directive concernant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée des parents et aidants, en phase d’adoption et instaurant une durée minimale européenne de congé de paternité rémunéré, ou encore les propositions d’intégrer au futur Fonds social européen plus (FSE+) davantage de fonds pour l’inclusion ainsi que pour soutenir les Etats membres dans la fourniture de structures d’accueil et de prise en charge des personnes devraient permettre d’améliorer la participation des femmes au marché du travail.

Mais selon le Parlement européen, la participation des femmes à la vie politique doit également être améliorée, comme l’illustre par exemple leur présence dans l’institution, de seulement 36,4% au cours de la législature en cours, en légère augmentation par rapport aux 35,5% de la précédente.

« Le point de départ doit être un changement de mentalité », selon la première femme élue Présidente de Croatie, Kolinda Grabar-Kitarovi, qui s’est exprimée sur le sujet lors d’un débat organisé au Parlement européen. Dans ce domaine, certains pays européens montrent l’exemple : le Royaume-Uni, dont la première ministre Theresa May ne manque pas de faire parler d’elle et de son opiniâtreté dans le cadre des négociations concernant le Brexit et l’Allemagne, dont le principal parti politique vient de remplacer une femme, Angela Merkel, par une autre, Annegrett Kramp-Karrenbauer, à sa tête, qui vient de défier son principal partenaire politique, la France, en remettant en cause l’installation du siège du Parlement européen à Strasbourg ou la pertinence d’un salaire minimum européen…

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