Réactions des parties prenantes européennes à l’adoption par le Conseil EPSCO d’une position sur la directive équilibre vie privée-vie professionnelle.

Suite à l’adoption par les ministres européens de l’Emploi et des affaires sociales le 21 juin 2018 d’une position sur la directive Equilibre vie privée-vie professionnelle (voir également le REIF Info n°301), la Confédération des organisations familiales de l’UE (COFACE) a publié une analyse du texte adopté critiquant l’abandon de dispositions importantes de la proposition de la Commission. La COFACE déplore que le texte adopté confère seulement 10 jours de congé de paternité, dont le paiement sera fixé au niveau national, que la non-transférabilité du congé parental entre les deux parents ait été affaibli, ou encore que le congé d’aidant ait été vidé de sa substance, son introduction étant laissée à la discrétion des États membres, sans précision de durée ni de montant minimum. La Confédération européenne des syndicats (CES-ETUC) a abondé dans le même sens, regrettant également l’affaiblissement de la proposition initiale. Elle appelle à ce que les négociations en trilogue reprennent ces éléments et finalisent une directive forte et ambitieuse. De son côté, la Confédération européenne des employeurs (Business Europe) estime que le Conseil a fait preuve de réalisme en maintenant la responsabilité des États membres dans la définition de la nature des congés et du niveau d’indemnisation des travailleurs.

Pour plus d’informations, voir :

http://www.coface-eu.org/europe/update-on-the-work-life-balance-dossier-open-letter-to-epsco-council/

et:https://www.etuc.org/fr/pressrelease/directives-equilibre-vie-professionnelle-vie-privee-et-conditions-de-travail-avance

et :https://www.businesseurope.eu/publications/employment-and-social-affairs-council-steps-direction-more-realistic-approach-social