Le Think tank économique bruxellois a publié́ une note prospective sur le type de partenariat qui pourrait lier l’Union européenne au Royaume-Uni suite au Brexit. Plusieurs scenarii sont proposés : le maintien intégral dans l’UE, un partenariat sous la forme existante de l’Espace économique européen (EEE), une union douanière semblable à celle de l’UE-Turquie ou encore un traité similaire au futur Traité de libre-échange UE-Canada. Sur la base d’un tableau référençant dix politiques européennes (politique commerciale commune, libre circulation des biens, services et travailleurs…), André Sapir en conclut que le futur partenariat UE-Royaume-Uni ne pourra ni être qualifié de « hard Brexit » ou de « no Brexit » mais qu’une solution intermédiaire, pouvant servir de modèle à de futurs partenariats européens plus intégrés avec par exemple la Turquie ou encore l’Ukraine, sera privilégiée. A noter que les conclusions de l’auteur envisagent la possibilité d’un encadrement de la liberté de circulation des travailleurs européens au Royaume-Uni et par là, indirectement, une limitation de l’accès aux prestations non contributives en espèces ainsi que, plus généralement, aux prestations de sécurité sociale.

Pour plus d’informations, voir :

André Sapir, Institut Bruegel, Beyond hard, soft and no Brexit, 21 octobre 2016, 4 p.

http://bruegel.org/2016/08/europe-after-brexit-a-proposal-for-a-continental-partnership/